Comment fonctionne le cycle menstruel ?
Le cycle dure en moyenne 28 jours (de 21 à 35 jours, selon les femmes). Sous l'effet des hormones (œstrogènes et progestérone), la muqueuse de l'utérus, l'endomètre, s'épaissit pour accueillir un éventuel embryon. Sans grossesse, les taux hormonaux chutent : la muqueuse se détache et s'évacue. Ce sont les règles, qui durent habituellement 3 à 7 jours.
D'où vient la douleur de règles ?
Quand l'endomètre se détache, il libère des prostaglandines, des substances qui provoquent des contractions de l'utérus pour l'aider à se vider. Plus elles sont abondantes, plus les contractions sont fortes, et plus elles compriment les petits vaisseaux de l'utérus, qui reçoit alors moins d'oxygène, d'où la douleur.
Ces mêmes substances circulent aussi dans le reste du corps influençant d’autres hormones, ce qui explique les maux de tête, les nausées, les troubles digestifs ou la fatigue qui accompagnent souvent les règles.
Quand aucune maladie n'est en cause, on parle de dysménorrhée dite primaire. C'est la forme la plus courante, qui débute souvent à l'adolescence lors des premières règles.
Et le syndrome prémenstruel ?
Dans les jours qui précèdent les règles (souvent entre une et deux semaines avant), les variations hormonales peuvent influencer d'autres mécanismes du corps et provoquer chez de nombreuses femmes : irritabilité, humeur fluctuante, fatigue, seins tendus, ballonnements, maux de tête, envies de sucre, sommeil perturbé… C'est le syndrome prémenstruel (SPM). Il disparaît généralement avec l'arrivée des règles. Lorsqu'il est très intense et pèse sur le moral ou la vie quotidienne, il mérite d'en parler à un médecin.
Quels symptômes ?
- crampes dans le bas-ventre, parfois en étau ;
- douleurs dans le bas du dos, qui peuvent descendre dans les cuisses ;
- lourdeur pelvienne, ventre gonflé ;
- nausées, diarrhée ou constipation ;
- maux de tête, fatigue, vertiges ;
- tristesse, irritabilité.
Les signes qui doivent vous alerter
Des règles douloureuses ne sont pas toujours « juste des règles ». Parlez-en à votre médecin ou à votre gynécologue si :
- les douleurs sont apparues après des années de règles peu ou non douloureuses ;
- elles s'aggravent avec le temps ou ne sont plus calmées par les antalgiques habituels ;
- vous avez mal en dehors des règles, pendant les rapports, ou en allant uriner ou à la selle ;
- vos règles sont très abondantes (protection changée toutes les heures ou presque, gros caillots) ou vous saignez entre les règles ;
- vous avez de la fièvre ou des pertes anormales ;
- des douleurs pelviennes accompagnent des difficultés à concevoir ;
- un membre de votre famille proche (mère, sœur…) a une endométriose.
Les traitements généralement proposés
- Les anti-inflammatoires (ibuprofène, kétoprofène...), efficaces car ils freinent la production de prostaglandines. Ils agissent mieux pris dès les premiers signes plutôt qu'au pic de la douleur, selon l'avis de votre médecin ou pharmacien.
- Le paracétamol et les antispasmodiques, en complément.
- La contraception hormonale (pilule, stérilet hormonal, implant), qui réduit l'épaisseur de la muqueuse et donc la douleur et l'abondance des règles.
Que peut apporter l'ostéopathie ?
L'ostéopathie ne supprime pas la cause hormonale des règles, mais grâce à un travail sur les structures en tension impliquées dans les symptômes de vos règles, elle permet d'améliorer le confort et de réduire les sensations douloureuses lors de celles-ci.
On travaille le plus souvent en dehors des règles, pour agir sur le terrain avant la prochaine crise.
Comment je travaille, concrètement :
- Le bassin et les lombaires : retrouver de la mobilité sacro-iliaque, lombaire et des hanches ;
- Les muscles du bassin et du ventre : relâcher les tensions qui majorent les crampes ;
- Le diaphragme et la respiration : la respiration influence directement la pression dans le ventre ;
- Les tissus autour de l'utérus : techniques douces pour redonner de la souplesse ;
- Le système nerveux : apaiser un corps en alerte, surtout quand la douleur revient cycle après cycle ;
- Etc.
Au cabinet, à Stalingrad, une séance dure 45 minutes à 1 heure. Elle commence par un échange (votre cycle, vos douleurs, vos traitements, votre histoire), puis un bilan, un traitement doux adapté à votre ressenti, et des conseils pour prolonger l'effet. Quelques séances rapprochées, puis un point, suffisent souvent à voir si l'approche vous convient.
Les techniques utilisées sont variées, adaptées à chaque personne, chaque histoire et dépendent également de vos préférences :
- techniques dites douces ;
- techniques de mobilisation articulaire ;
- techniques viscérales digestives et sur les organes du petit bassin (utérus, vessie etc) ;
- manipulations articulaires, avec votre consentement (provoquant parfois un craquement sans douleurs) ;
- etc.
Les solutions complémentaires à la maison
La chaleur. Une bouillotte ou un patch chauffant, un TENS sur le bas-ventre ou le bas du dos relâche les muscles et soulage les crampes. C'est simple et efficace.
Mobilité du bassin et étirements (hanches, lombaires, sacro-iliaque, diaphragme). Pratiqués régulièrement, en dehors des règles, ils aident à relâcher la zone lombo-pelvienne :
- La posture de l'enfant : à genoux, fesses sur les talons, bras allongés devant, front au sol. Respirez lentement 1 minute.
- Le chat-vache : à quatre pattes, alternez dos rond et dos creux, en synchronisant avec la respiration. 10 répétitions.
- La posture de la guirlande : accroupie, genoux écartés, pieds légèrement tournés vers l'extérieur, dos droit, respirez profondément, 1 minute.
- Les genoux vers la poitrine : allongée, ramenez les genoux vers vous en les enlaçant, et balancez doucement de droite à gauche.
- La posture du papillon : assise, plantes de pieds jointes, genoux ouverts, dos long. Restez 1 minute en respirant calmement.
- La respiration profonde : une main sur le ventre, inspirez en le gonflant, expirez longuement. 5 minutes aident à relâcher le diaphragme et le bassin.
L'activité physique régulière. Marche, natation, yoga, vélo doux : bouger entre les règles est associé à des douleurs moins intenses. Pendant les règles, écoutez-vous : une activité douce vaut mieux que l'immobilité complète, ou qu’une séance très intense.
L'alimentation. Voici quelques repères : privilégier les légumes, les fruits, les fibres et les poissons gras (oméga-3), limiter les produits ultra-transformés, l'alcool : demandez conseil à votre médecin ou à un diététicien/nutritionniste pour des conseils personnalisés et adaptés.
Le sommeil et le stress. Un sommeil régulier et des temps de récupération (respiration, cohérence cardiaque, sophrologie, yoga) diminuent la sensibilité à la douleur.
Le suivi du cycle. Noter la date de vos règles, l'intensité de vos douleurs et ce qui vous soulage permet d'anticiper les crises et de mieux en parler à votre médecin.
Je reçois du lundi au vendredi au cabinet de Stalingrad, 16 avenue de Flandre (Paris 19e).Prendre rendez-vous sur Doctolib